Elle écrit «Jean-Paul II»

Alors qu’elle est à bout de forces, sa supérieure lui demande, dans l’après-midi du 2 juin, d’écrire le nom de l’ancien pape. Très handicapée de la main, elle y parvient avec beaucoup d’efforts, et pour un résultat quasi illisible. Mais le soir, dans sa chambre, elle ressent le désir d’écrire: la souplesse retrouvée de ses doigts l’étonne. A 4h30 le lendemain matin, elle se réveille sans douleur et sans raideur.

Sœur Marie-Simon-Pierre décide alors d’arrêter son traitement et se considère guérie. Depuis l’automne 2006, cette religieuse de 46 ans, originaire de Douai, dans le Nord, a rejoint le diocèse de Paris et a repris son travail d’infirmière à la maternité Sainte-Félicité.

L’anonymat est brisé

L’histoire de cette supposée guérison est connue depuis 2005, mais l’identité de la sœur était jusqu’alors restée secrète. La religieuse s’est exprimée vendredi 30 mars devant la presse à Aix-en-Provence. Elle a également assisté lundi à la conclusion de la première phase de la béatification à la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome.

Cette guérison spectaculaire n’a pour l’instant pas été reconnue par le Vatican comme un miracle. Si elle l’est, Jean-Paul II pourra être béatifié.

La maladie de Parkinson qui avait été diagnostiquée chez la soeur, et dont souffrait aussi Jean-Paul II, est une maladie incurable du système nerveux. En revanche, un diagnostic certain de cette maladie est difficile à établir: il n'existe pas de test infaillible, les médecins se basent surtout sur une accumulation de symptômes et une réponse positive du patient à certains médicaments.

Source : plusnews.fr