Des jeunes nobles de la suite du duc, partis admonester les quelques centaines de protestants réunis comme chaque dimanche dans leur temple improvisé, furent reçus par des jets de pierre. Les catholiques ripostèrent par des coups d'arquebuse et, après avoir enfoncé la porte, se livrèrent à un véritable carnage. D'abord inquiet des conséquences diplomatiques de son action, notamment auprès des princes protestants ses voisins, Guise fut bientôt grisé par les acclamations dont il fut l'objet dans son parti.

Dans les deux camps, l'incident de Wassy fut monté en épingle. Guise, rejoint par les triumvirs, fit une entrée triomphale à Paris, tandis que Condé, chef du parti protestant depuis la défection du roi de Navarre, Antoine de Bourbon, décidait de lever des troupes pour défendre ses coreligionnaires. Dès le mois d'avril, le parti protestant prenait les armes: coups de mains, massacres, batailles rangées et paix boiteuses allaient se succéder pendant quarante ans.

Source: fr.news.yahoo.com