Le manège des expulsions symétriques de diplomates, un grand classique de la guerre froide, est redevenu hier d’actualité. En réponse à l’annonce, lundi, du renvoi de quatre diplomates russes par le Foreign Office, Moscou a appliqué la loi du talion. Hier, Moscou a annoncé l’expulsion de quatre diplomates britanniques. Ces sanctions croisées sont liées à l’affaire Litvinenko, l’agent mort par empoisonnement en novembre 2006 (lire encadré). Moscou s’oppose à l’extradition d’un ancien agent secret, Andreï Lougovoï, considéré par Londres comme le principal suspect dans cette affaire.

Les fonctionnaires déclarés persona non grata, dont les identités et rangs n’ont pas été dévoilés, se sont vu accorder dix jours pour quitter le territoire russe, a précisé le porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Kamynine. Le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, a qualifié la réaction russe de «complètement injustifiée» et s’est dit «déçu». De son côté, le président Poutine a opté pour la modération. «Je suis certain que nous allons surmonter cette mini crise», a-t-il affirmé.

Lire la suite